Grand projet de Gonesse : «le projet du mépris !»

Le COSTIF (Coordination pour la solidarité des Territoires d’Île-de-France et contre le Grand Paris) dénonce «les projets inutiles» du Grand Paris : «Saclay, Gonesse, mais aussi La Défense, le port d’Achères, les villages Nature en Seine et Marne, la plaine Montjean, autant d’exemples de la concentration des richesses sur quelques pôles, pour réaliser des opérations immobilières, des projets de prestige, démesurés, en consommant de façon irréversible de l’espace naturel et agricole.» Parmi ceux-ci, Europacity, annoncé comme «un projet de destruction de terres agricoles pour créer un nouveau temple de la consommation»

Et d’expliquer :
«La Commission Nationale du débat public organise une consultation sur le projet Europacity qui se déroule du 15 mars au 30 juin. Celle ci est programmée pour mettre soigneusement à l’écart la futilité d’un projet tape à l’œil au regard des nécessités actuelles et les aspects les plus essentiels pour les générations futures.

Encore un projet de destruction de terres agricoles pour créer un nouveau temple de la consommation ! Mépris des populations qui demain auront besoin de terres agricoles pour se nourrir, mépris des habitants à qui on fait miroiter des emplois , mépris des jeunes embrigadés dans la spirale du « toujours plus de consommation », mépris des engagements de la Cop 21, quand on attend 6 millions de touristes par an, arrivant par avion de Roissy, mépris d’un territoire considéré uniquement comme un corridor aéronautique, mépris des participants au débat public quand l’Etat et le promoteur assurent que le projet va se faire, sans attendre les conclusions du débat public, alors que la présidente du débat public rappelle que l’opportunité du projet est le sujet essentiel du débat.

La COSTIF demande que le débat public organise des temps spécifiquement consacrés à l’agriculture et aux alternatives au projet Europacity. La COSTIF rappelle que du nord (Gonesse) au sud (plateau de Saclay) de l’Ile de France, le Grand Paris obéit à une logique d’intérêts privés imposée aux habitants. Il est fini le temps où seuls les pouvoirs publics peuvent s’arroger le droit de définir l’intérêt général ; les habitants sont aujourd’hui « debout » pour revendiquer leur pleine légitimité à définir l’intérêt général, car eux prennent en compte le temps long et l’avenir de leurs enfants.»
Fin de citation.

COSTIF, le site
Europacity, le site

«Grand Paris, grand projet inutile et imposé»