La Sécu ferme 5 centres dans le Val d’Oise

Deuil-la-Barre, Viarmes, Franconville, Fosses, Saint-Gratien, cinq centres CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie) amenés à être fermés, si ce n’est déjà fait. La Sécu d’Eaubonne avait fermé en 2012.

Après les accueils Caf, c’est au tour de la Sécu de s’y mettre : fermer des centres, et créer ainsi plus de soucis aux personnes en difficulté, notamment celles qui n’ont pas de voiture. « Devoir aller toujours plus loin », semble être la devise des dirigeants de la Caf et de la Cpam.

La raison de ces fermetures ? Comme d’habitude, une histoire de gros sous. Cela répondrait à la volonté «de suivre les recommandations de la Cour des comptes et du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale…»

Seul soleil au tableau bien sombre : l’ouverture du centre de Ermont. «Les assurés iront d’abord à Cergy, rue des Chauffours, puis pourront aller à Ermont…», nous explique-t-on. Merci, c’est trop gentil.

Le centre de Franconville accueille un peu plus de 3000 assurés par mois. Soit plus de 100 personnes par jour.

Tout cela pour privilégier internet et l’accueil téléphonique payant : «La Cpam s’apprête à fermer au bénéfice d’un acceuil téléphonique et de permanences restreintes. Faire l’essai d’un appel, c’est se voir facturer un service public à 6 cts la minute. C’est également une attente de plusieurs minutes avant d’espérer parler à un agent…», lâche un conseiller Cgt.
Et d’ajouter : «Internet est désormais privilégié. Comment vont faire les gens, et particulièrement les personnes âgées, qui n’ont pas internet ? Le tout numérique ne remplacera jamais le contact humain avec un agent professionnel à l’écoute d’un assuré inquiet et perdu, face à la complexité des situations multiples pour faire valoir ses droits. Je suis opposé à cette dérive…»

La Cgt appelle les assurés sociaux à se plaindre auprès de la direction de la Cpam, à Cergy


Petite histoire de la Sécu.

Le film La Sociale, sorti dernièrement, est un film (militant) qui retrace l’histoire de la Sécu. Une Sécu fondée en 1945 principalement par la Cgt et le Parti communiste, qui répondait au besoin d’assurer les travailleurs qui n’avaient pas la possibilité d’être couverts en cas de maladie, notamment. La Sécu couvre l’assurance maladie mais aussi la retraite.

Avant le régime général que nous connaissons, chaque branche professionnelle possédait sa caisse spéciale. La difficulté fut de toutes les obliger à participer à ce nouveau régime. On se doute que ce ne fut pas facile.

C’est la lourde tâche qui fut assignée à Ambroise Croizat (1901-1951), ministre communiste du Travail (1945-1946), qui réussit le tour de force à mettre tout le monde au pas en seulement 7 mois.

Depuis la Sécu est toujours dirigée par les syndicats, qui n’ont jamais voulu associer l’Etat au projet : «On se méfiait trop lui…»

Une Sécurité sociale décriée par les Libéraux qui y voient un système communiste, et militent pour avoir le droit de la quitter : «Des accords ont été signés sous Mitterrand, et jamais utilisés. On cache aux Français leur droit de quitter la Sécu. Les assurances privées coûtent beaucoup moins cher…», clame Claude Reichman, chirurgien dentiste, qui se bat pour que les Français aient cette possibilité (malgré les obstacles qu’on lui tend, comme d’essayer de l’empêcher de tenir des réunions, lui envoyer des huissiers…)


La Sécurité sociale
La Sociale, vive la Sécu !
Le site de Claude Reichman
Quitter la sécu
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