Les député/es se penchent sur la lutte contre les nuisances sonores de certains engins motorisés en milieu urbain


« L’usage intempestif d’engins motorisés est une plaie, un phénomène récurrent, particulièrement concentré en milieu urbain. À l’approche des beaux jours, le retour de ces pratiques est l’objet de toutes les préoccupations, à commencer par celles des maires, qui doivent gérer un trouble à l’ordre public engendrant un coût social très élevé », a lâché Élisabeth Pochon, députée SER de la 8ème circonscription de Seine-Saint-Denis, le 15 juin dernier, dans l’hémicycle.

Et de continuer : « La mission d’information menée par Jean-Pierre Blazy (député-maire PS de Gonesse (95), ndlr) en 2013, et à laquelle j’avais participé, "sur la lutte contre l’insécurité sur tout le territoire", avait souligné la colère et le désarroi des maires des communes urbaines mais aussi ceux des habitants, parce que les nuisances sonores qui résultent de ces rodéos sauvages troublent fortement leur tranquillité et bafouent leur droit légitime à une vie paisible. Je partage l’exaspération de populations qui ne partent pas toujours en vacances et qui ne peuvent ni ouvrir leurs fenêtres en pleine chaleur, ni dormir dans le calme, ni prendre le frais sans entendre une pétarade ou craindre d’être renversé.»

Les difficultés de la police pour intervenir
« Ces rodéos constituent un vrai danger, aussi bien pour ceux  qui  les  pratiquent  que  pour  ceux qui en sont les

témoins malgré eux. L’impuissance des élus municipaux, sans cesse interpellés par leurs habitants, n’est pas comprise. Les difficultés rencontrées par les fonctionnaires de police pour intervenir et les risques importants d’accident que génèrent les interpellations sont un véritable facteur d’explosion sociale : souvenons-nous du drame de Villiers-le-Bel et de la mort de deux jeunes adolescents à moto en 2007, percutés par un véhicule de police, qui s’en était suivi d’émeutes dans l’ensemble du pays ; plus récemment, dans ma circonscription de Seine-Saint-Denis, à Villemomble, en 2013, une course-poursuite entre des jeunes à moto et des fonctionnaires de police s’est terminée par un drame au pied des immeubles, à une heure de grande fréquentation, faisant une victime collatérale, une femme ayant perdu un œil lors des affrontements.»

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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